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EssaisPublié le 14/01/2026
6 min

BYD Seal U DM-i : fluidité, confort et autonomie au quotidien

ÉCO MOTORS NEWS a testé la BYD Seal U Boost DM-i, le SUV hybride rechargeable du constructeur chinois qui ambitionne de proposer un équilibre entre confort, technologie et autonomie. Pendant trois jours, nous avons parcouru Paris, ses périphériques, autoroutes et routes de campagne pour juger son comportement, son habitabilité et son usage réel au quotidien.

Un SUV inspiré par la mer, mais bien ancré sur la route

De l’extérieur, le Seal U s’impose avec des proportions généreuses : 4 785 mm de long, 1 890 mm de large et 1 668 mm de haut, avec un empattement de 2 765 mm, qui explique instantanément l’impression d’espace à bord. L’allure est massive mais pas brute ; les lignes, fluides, sont inspirées des éléments marins, une esthétique que BYD revendique pour toute la famille Seal.

Cette volonté de s’inspirer de la mer participe au fait que ce SUV n’est pas un SUV carré et anguleux, mais plutôt un véhicule qui élance son gabarit, donnant au profil une identité visuelle bien distincte. L’arrière est particulièrement réussi, avec des courbes franches et dynamiques, sans tomber dans l’excès. Côté habillage, et donc couleur, j’ai eu l’opportunité de voyager dans le Seal U orné de sa teinte Tianqing. Elle colle parfaitement à cette philosophie visuelle : elle est discrète sans être banale, elle interpelle sans devenir flashy.

Mais évidemment, un véhicule de cette taille ne peut pas être parfait sur tous les points. Sur la route, c’est un vrai SUV que l’on ressent : le gabarit est présent, la largeur se fait sentir (surtout en ville), mais la silhouette ne donne pas cette impression lourde que l’on pourrait attendre d’un véhicule de 2 tonnes.

À bord : lumière, qualité et sobriété intelligente

L’habitacle bénéficie directement des dimensions généreuses du véhicule. L’espace est confortable à l’avant comme à l’arrière, et le Seal U ne trahit pas ses ambitions familiales. Les matériaux sont de bonne facture pour la catégorie et le positionnement prix, avec des détails bienvenus, comme les coutures bleues qui égayent les panneaux de porte et le tableau de bord.

À l’arrière, l’empattement généreux se traduit par une bonne place aux jambes, même si le siège du milieu reste logiquement un cran en dessous en termes de confort. La luminosité est un vrai point fort grâce à un toit ouvrant au format généreux, qui inonde l’habitacle de lumière, renforçant l’impression d’espace.

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est l’ergonomie sans surcharge : le volant et la console centrale ne sont pas couverts de boutons inutiles, et seuls les raccourcis les plus utiles sont présents.

Un coffre peu convaincant

Côté coffre, la BYD Seal U DM-i déçoit un peu au regard de son gabarit. Avec 425 litres en configuration cinq places, le volume n’est pas très généreux pour un SUV de près de 4,80 m, surtout lorsqu’on le compare à certains concurrents directs nettement plus généreux. 

Pour un usage quotidien, cela reste suffisant, mais on est loin d’un coffre de référence sur le segment. En revanche, une fois les sièges arrière rabattus, la capacité progresse fortement pour atteindre environ 1 440 litres, ce qui permet de retrouver une vraie polyvalence pour les trajets chargés ou les départs en week-end.

Écran, technologie et aides à la conduite

L’un des points qui m’a le plus marqué est l’interface technologique. La Seal U est équipée d’un écran tactile de 15,6 pouces, qui peut être orienté horizontalement ou verticalement via une simple commande présente sur le volant. C’est un détail qui change l’expérience d’usage, car selon mon expérience et mes goûts, la position verticale est parfaite pour la navigation et les cartes, tandis que l’horizontale s’adapte mieux aux applications et aux médias.

La connectivité est complète : Apple CarPlay, Android Auto, assistant vocal et instrumentation digitale lisible. L’ensemble donne une impression de cohérence, là où certains SUV de ce segment, parfois, se contentent d’empiler des options sans réel souci d’ergonomie.

Du côté des aides à la conduite, la Seal U est bien dotée : régulateur de vitesse adaptatif, détection d’angle mort, reconnaissance des panneaux, surveillance de présence piétonne, alertes de franchissement de ligne et autres assistances classiques.

Si, dans l’ensemble, ces aides sont efficaces, certains systèmes le sont moins. En effet, la détection piétonne, pratique sur le papier, peut se montrer un peu trop précautionneuse, générant des freinages brusques parfois surprenants.

Conduite et usage réel : la logique DM-i prend tout son sens

Sur la route, la BYD Seal U DM-i trouve un équilibre intéressant. Elle n’a rien d’une sportive, mais elle évite aussi l’écueil du SUV lourd et pataud. La technologie DM-i (Dual Mode – Intelligence) associe un moteur thermique 1,5 L à un moteur électrique pour une puissance cumulée de 218 ch et environ 300 Nm de couple, transmise aux roues avant — une configuration parfaitement cohérente avec le gabarit et la vocation du véhicule.

En ville, la conduite est douce, fluide et silencieuse, le mode électrique prenant naturellement le dessus lors des relances et des phases à faible allure. Sur route rapide et autoroute, la réserve de puissance se montre suffisante et surtout bien exploitée. La transition entre électrique et thermique est quasi imperceptible, l’un des véritables points forts du système DM-i : l’électricité reste privilégiée au quotidien, tandis que le moteur essence intervient avec discrétion lorsque le rythme s’accélère, sans jamais rompre la cohérence de conduite.

La gestion des modes est simple et intuitive. Un bouton situé sur l’îlot central permet de basculer rapidement entre le mode EV et le mode HEV, sans complexité inutile. Le Seal U n’est clairement pas conçu pour attaquer, mais il se montre stable, confortable et rassurant, avec un comportement sain quelles que soient les conditions.

Seul bémol en milieu urbain : sa largeur de 1,89 m hors rétroviseurs se fait sentir dans les rues étroites ou au milieu du trafic dense. Un peu de vigilance est nécessaire, notamment à Paris, mais l’ensemble reste maîtrisable avec un minimum d’habitude.

Côté autonomie, la promesse DM-i se confirme pleinement à l’usage. En mode 100 % électrique, la Seal U permet de parcourir environ 70 à 80 km, une distance suffisante pour couvrir la majorité des trajets quotidiens sans consommer une goutte d’essence. En configuration hybride, l’autonomie totale peut atteindre jusqu’à 1 080 km selon le cycle WLTP, ce qui change radicalement l’approche des longs trajets.

Le système se recharge aussi via la récupération d’énergie au freinage, ce qui améliore encore l’efficacité en usage urbain. La logique de ce SUV est claire : tu peux rouler électrique au quotidien sans compromis et partir en vacances sans planifier des arrêts de charge obligatoires.

Verdict : polyvalent, pragmatique et convaincant

Le BYD Seal U Boost DM-i n’est pas là pour révolutionner le segment des SUV. Il n’a pas l’agilité d’un SUV sportif ni la pureté technologique d’un modèle 100 % électrique. Ce qu’il réussit toutefois très bien, c’est un vrai équilibre entre confort, technologie intuitive, autonomie au quotidien et praticité sans contrainte.

En bref, la Seal U DM-i n’est peut-être pas celle qui impressionne par des chiffres spectaculaires, mais c’est celle qui convainc dans la vraie vie, et souvent sans hésitation.

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