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NewsPublié le 03/03/2026
5 min

Février 2026 : record de vente de VE en France, malgré un marché en chute libre

Pour le secteur de l’électromobilité, février 2026 restera dans les annales : 32 370 voitures électriques immatriculées(VP + VU légers), soit +27,8 % par rapport à février 2025. La part de marché frôle les 27 %, un record historique pour un mois de février. Sur les deux premiers mois de l’année, le cumul atteint 62 677 VE, soit +21 % par rapport à 2025. D’après AAA Data, la tendance est claire : malgré un marché global en recul, l’électrique continue de s’imposer comme la motorisation du futur.

source : Tesla

Contexte marché

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le marché français du véhicule n’est pas au mieux. En effet, 120 764 véhicules personnels ont été vendus en février 2026, soit un recul de 14,7 % par rapport à l’an dernier.

Le principal facteur est que ce mois-ci encore, le diesel s’est effondré, atteignant seulement 2,6 % du marché. À titre de comparaison, les ventes de voitures roulant au GPL représentent 2,3 %, tandis que l’hybride rechargeable progresse légèrement à 5,5 %.

L’électrique devient désormais la première énergie sur le marché, devant les hybrides non rechargeables. Bref, si le marché global recule, l’électrique, lui, gagne du terrain mois après mois.

Top modèles électriques

L’une des grandes nouvelles, c’est que le Tesla Model Y reprend la première place en février avec 3 034 unités, une position qu’elle n’avait pas connue depuis septembre dernier. Elle est suivie de près par sa rivale : la Renault 5 avec 2 639 exemplaires écoulés, et par le Renault Scénic qui pointe à 2 127 unités. 

source : Tesla

C’est un vrai rebond pour Tesla, qui avait connu un mois de janvier difficile, avec un total de 3 715 véhicules (Model Y + Model 3). Pour Renault, le cumul de février atteint 6 492 VE, soit 20 % du marché électrique, confirmant la domination de la marque sur le segment grand public.

En plus du top 3, d’autres modèles se distinguent : la Citroën ë-C3 (1 337), le Peugeot e-208 (1 150) et le Volkswagen ID.4 (1 003).

source : Citroën

Renault leader, les gros constructeurs en embuscade

Ce qui intéresse vraiment le marché, c’est qui vend quoi à la fin du mois. Sur ce terrain, Renault reste leader incontesté, avec 6 492 véhicules électriques immatriculés en février et une part de marché de 20 %. Une position consolidée depuis septembre 2025, portée par le Renault 5 et le Scénic E-Tech.

Comme évoqué précédemment, Tesla a convaincu davantage que le mois précédent avec 3 715 véhicules électriques vendus pour février. Les chiffres montrent que le constructeur américain reste un acteur majeur, même si Renault domine toujours le segment grand public.

Chez Stellantis, les ventes oscillent : Peugeot suit avec 3 896 VE, Citroën et Volkswagen complètent le top 5. Les données confirment une tendance claire : le marché VE français se concentre désormais autour de quelques acteurs phares.

Un marché en baisse, mais pas pour tous

Alors oui, février 2026 est un mois record pour l’électrique, mais il faut le souligner encore une fois : le marché global continue de reculer. Avec 120 764 VP vendus courant février 2026, c’est 14,7 % de ventes en moins par rapport à l’an dernier, et 6,55 % par rapport à janvier 2026, ce n’est pas anodin.

Mais alors pourquoi le marché baisse ? Eh bien, premièrement, la fiscalité pèse lourd : les malus poids frappent près de 70 % des VP. Un SUV familial de plus de 1,6 tonne peut coûter 10 à 30 000 € de malus, et les malus CO₂ font grimper la facture de 10 000 € pour 50 g/km à 40 000 € pour 130 g/km. Résultat : les modèles familiaux deviennent quasiment inaccessibles pour beaucoup d’acheteurs.

Les flottes professionnelles subissent elles aussi la pression : -13,9 % en février (34 178 VP), freinées par l’attentisme fiscal et le malus poids qui bloque le renouvellement. Côté motorisations thermiques, c’est presque le KO : diesel à 2,6 % (-54 %), essence -48 %, GPL -52 %, hybrides non rechargeables -7 %. Bref, la demande globale est faible, les volumes reculent, et la situation économique pèse sur les décisions d’achat.

Pourtant, malgré ce contexte, l’électrique brille. Ce paradoxe s’explique par quatre leviers précis :

  • Livraisons leasing social 2025 : les commandes passées l’an dernier se sont transformées en livraisons en janvier et février 2026, soit 27 000 unités, une dynamique artificielle qui gonfle les ventes avant épuisement mi-février.
  • Bonus écologique revalorisé : le CEE doublé (2 000-4 000 €) a fait arriver en masse les commandes après la revalorisation.
  • Obligations flottes B2B : décret obligeant 25 % de VE minimum dans les flottes de plus de 100 VP/an.
  • Best-sellers Renault : Renault 5 E-Tech (2 639 unités) et Scénic (2 127) bénéficient d’une production locale, ce qui permet des livraisons rapides et soutient les volumes.
source :  PFA

Selon la Plateforme Française de l’Automobile (PFA), fédération professionnelle représentant les constructeurs et importateurs de véhicules en France, ce niveau de ventes « résulte d’une gamme désormais très large, de l’obligation de verdissement des flottes, enfin d’un effet leasing social. Si les deux premiers leviers vont continuer à orienter le marché dans les prochains mois, l’impact positif du leasing social, en revanche, va s’estomper. »

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