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NewsPublié le 22/04/2026
5 min

Mercedes revient dans la course à l’électrique avec la nouvelle Classe C

La Mercedes Classe C électrique sera l’une des voitures stars du prochain Mondial de Paris (automne 2026). Elle incarne le renouveau de la marque à l’étoile sur le marché des VE, dans un contexte de montée en puissance de ses rivaux comme BMW, Tesla ou les constructeurs chinois

Objectif : moderniser son image tout en restant à la pointe de l’innovation technologique sur la route comme dans la vie à bord

Devenir le best-seller électrique de la marque

Trois mois après avoir décroché le titre distinctif de « Car of the Year 2026 » avec le CLA, son petit coupé électrique 4 portes, Mercedes-Benz nourrit de grandes ambitions en présentant sa nouvelle Classe C, 100% électrique. Historiquement, la Classe C est le modèle le plus vendu par le constructeur allemand (plus de 10M d’exemplaires à travers le monde depuis 1982, incluant sa devancière la 190). Sa déclinaison électrique doit donc elle aussi endosser le rôle de best-seller. Et le pari n’est pas gagné d’avance.

Prenant acte du constat d’échec de la gamme EQ (9 véhicules EV lancés depuis 2016), Mercedes a revu toute sa stratégie industrielle d’électrification en investissant 2Mds € dans ses usines européennes. A la différence du CLA qui repose sur une plate-forme multi-énergies MMA (Mercedes Modular Architecture), la base technique de la Classe C électrique est entièrement réservée à cette énergie (MBEA, Mercedes-Benz Electric Architecture), comme pour le SUV GLC. En parallèle, la Classe C à moteur essence demeure au catalogue et sera d’ailleurs restylée l’été prochain.

Un Paris-Berlin avec une seule « pause recharge » de 10 minutes

Produite à Kecskmét, en Hongrie, la Classe C électrique mesure 4,88 m (soit 13 cm plus long que la Classe C à moteur thermique), ce qui lui offre un généreux empattement de près de 3 m. Sous le plancher plat, la batterie chimie NMC d’une capacité de 94,5 kWh utiles, qui autorise jusqu’à 760 km WLTP (en attente d’homologation). Grâce à son architecture 800 V, la Classe C acceptera des puissances de charge allant jusque 330 kW, soit la possibilité de recharger 300 km en une dizaine de minutes sur une borne DC adaptée. Dès lors, un Paris-Berlin (1054 km) pourra s’effectuer avec une seule pause de courte durée. Un argument de poids pour vanter le rayon d’action d’une voiture électrique promise aux longs parcours.

Puissance de 489 ch, transmission intégrale

Dès son lancement fin 2026, c’est la version la plus sportive 400 4Matic qui sera commercialisée : transmission intégrale, 2 moteurs (un sur chaque essieu), une puissance de 489 ch et le 0 à 100 km/h en 4,1 s. La boîte de vitesses est étagée sur 2 rapports : le premier court pour accélérer franchement, déployer du couple dans le trafic urbain ; la seconde plus longue pour délivrer de la puissance à haute vitesse, améliorer l’efficience et l’autonomie sur autoroute. En option, on retrouve les roues arrières directrices et les suspensions pneumatiques pour un agrément de conduite optimisé et confortable.

L’hyperscreen, plus large écran panoramique jamais installé dans une Mercedes

Outre le style extérieur moderne et élégant (calandre à 1050 points de lumière, poupe plongeante, lignes dynamiques), la place tenue par les écrans ne cesse de croître dans les habitacles des Mercedes-Benz. La Classe C ne fait pas exception. La dernière génération de MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces qui occupe toute la largeur de la planche de bord est le plus grand écran jamais installé dans un modèle de la marque. Aussi spectaculaire que la dalle panoramique qui équipe l’EQS, modèle le plus haut de gamme du catalogue. 

Pour animer ce tableau de bord numérique, le système d’exploitation développé par Mercedes MB.OS reçoit un assistant virtuel MBUX doté d’IA générative, capable de tenir une conversation parfois complexe et une aide à la navigation ou à la recherche d’informations dans des conditions de circulation complexe. Les matériaux qui habillent l’intérieur (sièges et intérieur de portes ou planche de bord en cuir Nappa) sont inédits. Mercedes est ainsi le premier constructeur au monde à proposer un intérieur végan, certifié de manière indépendante.

Stratégie de (re)conquête mondiale, Chine en tête

En Europe comme dans le reste du monde, la Classe C électrique devra non seulement s’imposer sur le segment très disputé des berlines premium (Audi A4 e-tron, BMW i3 Neue Klasse, Tesla Model 3), mais elle devra surtout faire face à la pression imposée par les marques chinoises depuis quelques mois. BYD, Nio, Peng proposent des modèles très technologiques, dotés d’interfaces performantes, avec de grandes autonomies, forte capacité de charge et des prix beaucoup plus attractifs.

Témoin de ce bouleversement profond, les ventes en Chine plongent pour Mercedes : – 19% en 2025, et déjà – 27% depuis le début de l’année. Or, ce marché devient crucial pour garantir le succès économique d’un modèle (augmenter les volumes et conserver de confortables marges). Mais, à l’instar des constructeurs automobiles historiques, la marque allemande doit aussi accélérer dans le développement de batteries de nouvelles générations (LFP, densité énergétique) et la maîtrise des logiciels (mises à jour OTA, expérience utilisateur plus simple).

Le prix de cette nouvelle Classe C n’est pas encore communiqué mais il devrait se situer autour de 55 000 à 60 000 €, pour la version de lancement 400 4 MATIC, à la fin de l’année.

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