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NewsPublié le 04/03/2026
5 min

XPENG annonce la livraison mondiale du VLA 2.0 en 2027 avec Volkswagen comme partenaire de lancement

Le 1er mars 2026, via un communiqué officiel et un mémo interne de He Xiaopeng daté du 24 février, XPeng Motors a annoncé que la livraison mondiale de sa deuxième génération de système intelligent de conduite, le VLA 2.0, débutera en 2027. Dans ce déploiement mondial, Volkswagen est confirmé comme premier partenaire de lancement sur le marché chinois.

source : XPENG

Un changement d’architecture : du pipeline séquentiel à l’IA de bout en bout

La grosse nouveauté derrière cette annonce, au-delà du fait que les livraisons mondiales de son système de conduite intelligente débuteront en 2027, c’est que le VLA 2.0 (Vision-Language-Action) marque une rupture conceptuelle majeure par rapport aux systèmes embarqués traditionnels. En effet, traditionnellement, les architectures de conduite automatisée fonctionnent selon une logique en trois étapes :

  • Perception (Vision)
  • Traduction en langage intermédiaire
  • Décision/Action

Le souci avec le modèle dit “traditionnel”, c’est qu’il engendre de la latence, comme un traducteur qui interviendrait entre l’œil et le pied sur la pédale de frein.

Avec la version 2.0, XPENG casse ce schéma : la vision va directement vers l’action, sans passer par une étape de langage intermédiaire. Le système crée ce que certains décrivent comme des « tokens implicites » : un langage informatique interne à l’IA qui permet une interprétation plus rapide et plus fluide des situations de conduite.

Cette approche est censée offrir plusieurs avantages opérationnels :

  • Réduction drastique des délais de traitement
  • Réactions plus réelles et plus humaines
  • Capacité à gérer des scénarios complexes sans cartes détaillées HD
  • Reconnaissance dynamique des signaux routiers, gestes ou changements de contexte
Source : Volkswagen

Essais routiers publics et capacités « conduite partout »

Les premiers véhicules équipés du VLA 2.0 ont commencé leurs tests sur route ouverte en Chine, avec des essais publics programmés ultérieurement en 2026. Selon les différentes déclarations de la marque chinoise, le système est désormais capable de gérer des environnements difficiles :

  • circulation urbaine dense
  • voies étroites
  • routes irrégulières ou non cartographiées
  • démarrages à l’arrêt et interactions complexes

Sur la base des données des premiers tests, XPENG affirme que le VLA 2.0 permet une amélioration de ~23 % de l’efficacité de conduite, avec des performances pendant les heures de pointe à Guangzhou comparables à celles de conducteurs humains expérimentés, et nettement supérieures à celles des systèmes de niveau 2 traditionnels.

Puissance matérielle : la puce Turing, le cœur du réacteur

Pour fonctionner et être si prometteuse, le VLA 2.0 s’appuie sur la puce Turing AI conçue en interne par XPENG, capable de délivrer jusqu’à 2 250 TOPS (trillions d’opérations par seconde) par unité dans les versions les plus puissantes.
Ce niveau de calcul massif permet de faire tourner des modèles IA très volumineux directement dans le véhicule, sans dépendre du cloud. C’est cette puissance embarquée qui garantit des réactions ultra-rapides – essentielles quand il faut anticiper un cycliste imprévisible ou un nid-de-poule en une fraction de seconde.

Volkswagen, partenaire stratégique et désormais historique

Le fait de dévoiler que Volkswagen est désormais le premier partenaire de lancement du VLA 2.0 sur le marché chinois constitue un signal fort.
D’abord, il s’agit d’un tournant symbolique : c’est la première fois qu’un grand constructeur historique occidental adopte une plateforme avancée de conduite autonome développée par un constructeur chinois pour équiper ses propres véhicules.

source : Volkswagen

Ensuite, l’accord ne se limite pas à une simple intégration logicielle. Volkswagen adoptera également la puce d’IA propriétaire Turing développée par XPeng Motors, cœur de calcul du VLA 2.0. Autrement dit, l’architecture matérielle et logicielle du système reposera directement sur l’écosystème technologique XPENG.

Et il faut rappeler que ce partenariat ne sort pas de nulle part. En 2023, Volkswagen a investi environ 700 millions de dollars pour acquérir 4,99 % du capital d’XPENG, dans le cadre d’un accord plus large portant sur le développement conjoint de véhicules électriques destinés au marché chinois. Cette participation signifie que le constructeur allemand dispose déjà d’un intérêt direct dans la réussite industrielle et technologique de son partenaire.

Objectif : autonomie totale à horizon 1-3 ans

He Xiaopeng, directeur général de XPeng, l’a confirmé : « VLA 2.0 de XPENG est la première version conçue pour atteindre une conduite entièrement autonome et évoluera à un rythme sans précédent. Nous pensons que l’autonomie totale arrivera dans un délai d’un à trois ans, faisant de la conduite autonome une partie naturelle des déplacements quotidiens des gens. »

Cette ambition s’inscrit dans une stratégie plus large de XPENG nommée « Physical AI », dans laquelle le même modèle d’IA pourrait à terme alimenter d’autres plateformes opérant dans des environnements réels :

  • robots humanoïdes
  • véhicules volants modulaires
  • services de mobilité autonomes
source : XPENG

Un tournant pour l’IA automobile

Avec un plan de déploiement mondial en 2027 et un grand constructeur occidental déjà engagé sur la technologie en Chine, XPENG entre dans une nouvelle phase d’expansion. L’alliance avec Volkswagen pourrait devenir un cas d’école dans l’industrie : un constructeur traditionnel dopé par une technologie chinoise d’intelligence embarquée.

Reste à voir si le VLA 2.0 pourra réellement rivaliser avec les systèmes autonomes promis par Tesla, Waymo ou d’autres acteurs technologiques.

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