La hausse récente des prix du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, commence à se faire sentir dans plusieurs régions du monde. À Los Angeles, le prix de l’essence a franchi la barre symbolique des 5,29 dollars le gallon (3,8 litres), soit une augmentation de 45 cents en seulement 15 jours. Le baril de Brent évolue autour de 105 dollars. En France également les prix augmentent et pourraient bien faire grandir le nombre de VE sur les routes.

La flambée du carburant accélère la transition vers l’électrique
Aux États-Unis, et plus particulièrement en Californie, les premiers effets pourraient déja être visible lors du mois en court. Une enquête AAA a dévoilé que 77 % des répondants ont déclaré qu’économiser de l’argent sur l’essence était leur principale motivation pour acheter un véhicule électrique. Un chiffre qui illustre bien ce rôle inattendu du carburant comme moteur de la transition.

À ce sujet, Sam Abuelsamid, analyste automobile à l’agence de télémétrie a déclaré : « La dernière fois que nous avons vu les prix du pétrole supérieurs à 100 $ le baril, c’était au début de 2022 et c’est à ce moment-là que nous avons vu les ventes de véhicules électriques vraiment commencer à augmenter aux États-Unis. », avant de rajouter « Nous verrons probablement une augmentation de l’adoption des véhicules électriques et en particulier de l’adoption des hybrides »
Une tendance qui est confirmée par Brian Maas, président de la California New Car Dealers Assn. Interviewé par le Los Angeles Times, il a prédit que l’enthousiasme pour les véhicules électriques repartira à la hausse dans toute la Californie si les prix du pétrole ne baissent pas. « Si les pics de prix de l’essence antérieurs sont une indication, vous avez tendance à voir de l’intérêt pour des véhicules plus économes en carburant », a-t-il déclaré.

Et pour la France ?
En France, la tendance est comparable, entre le 1er et le 11 mars 2026, les prix ont connu une hausse significative : le gazole est passé de 1,721 € le litre à environ 1,95 €, le SP95‑E10 de 1,723 € à 1,85 €, et le SP98 de 1,829 € à 1,93 €. Cette augmentation s’explique par la combinaison de la hausse du baril de Brent (105‑110 $), des tensions géopolitiques en Iran et de la taxe CEE de 16 à 17 centimes par litre depuis janvier 2026.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette augmentation ne plaît pas aux français. Sur les réseaux sociaux,ils n’hésitent pas à hausser la voix avec le mot-clé #BalanceTonPlein. Devenu viral sur X notamment, les automobilistes partagent leurs factures ou leur exaspération compte tenu de l’augmentation du prix du carburant.
Mais alors est ce que cela va changer quelque chose pour le marché automobile ? On ne peut pas l’affirmer avec certitude mais ce que l’on sait c’est que le prix de l’essence est un argument qui peut faire basculer la balance. En effet, selon une étude Driveco réalisée avec Harris Interactive fin 2025, environ 20 % des Français envisagent un véhicule électrique pour leur prochain achat. La raison pour 42 % d’entre eux est la différence de coût d’usage entre un véhicule thermique et électrique.

En conclusion, il ne serait pas étonnant de voir les ventes de véhicules électriques évoluer à la hausse durant les prochains mois, dû aux conflits géopolitiques mondiaux qui impactent le porte-monnaie des français.
Des comportements d’achat qui pourraient évoluer
Cette flambée des prix du carburant ne provoque pas seulement de la frustration. Elle pourrait également influencer les décisions d’achat. Lorsque le coût d’utilisation d’un véhicule thermique augmente fortement, l’électrique et l’hybride deviennent naturellement plus attractifs. Si les prix du pétrole restent élevés dans les mois à venir, cette dynamique pourrait se renforcer, tant aux États-Unis qu’en France.










