Malgré son rôle essentiel au quotidien, la voiture est de plus en plus perçue comme un poids financier : elle représente plus de 330 € de budget mensuel pour les ménages européens. Selon une récente étude menée dans sept pays de l’UE, l’automobile est désormais considérée comme un produit de luxe pour 80% des sondés, mais indispensable pour se déplacer librement. La hausse des prix des carburants contribue à cette situation. Pour beaucoup, c’est donc le moment de franchir le cap vers l’électrique, d’abord en occasion reconditionné.

Voiture, nouveau produit de luxe
Le baromètre européen commandé par le mandataire français Aramisauto, et réalisé par l’institut de sondage OpinionWay confirme la tendance perçue ces dernières années : l’automobile devient de plus en plus inaccessible pour les ménages, malgré les besoins de mobilité. Ce grand paradoxe part d’une question simple : comment favoriser la transition automobile (vers l’électrique notamment) dans le contexte économique actuel (prix des carburants, instabilité géopolitique, fin du thermique…) ? Sans exception, les personnes interrogées en France, Belgique, Italie, Espagne, Autriche, Allemagne… déclarent à 80% que posséder une voiture devient un luxe or, 88 % en ont besoin pour se déplacer tous les jours.

Parc automobile vieillissant
De ce constat découle surtout l’incertitude grandissante des consommateurs au moment de l’achat d’une nouvelle voiture. Neuf ou occasion ? Thermique, hybride ou électrique ? Patienter ou saisir une opportunité ? La tension autour du prix des carburants est un argument qui fait mouche : 60 % des Français ont l’intention de passer à l’électrique ou hybride. Mais beaucoup se heurtent à la pression budgétaire et retardent leur choix. Résultat, le parc automobile français vieillit : 11,5 ans de moyenne d’âge. Tandis que les pouvoirs publics encouragent le renouvellement pour accélérer l’électrification, les conducteurs conservent leurs voitures plus longtemps, notamment en raison de la hausse du prix des voitures neuves (+24 % en moyenne en Europe entre 2020 et 2024).

Budget, le critère n°1
Le budget moyen dépensé chaque mois pour l’automobile est de 283 € pour un Français et de 335 € en moyenne pour les Européens. Trois automobilistes sur 4 ont déjà réduits leurs déplacements non essentiels et près de la moitié ont reporté leur changement de véhicule. De fait, l’achat ou le renouvellement d’une voiture dépend d’abord (et de loin) de son prix, devant la consommation et la fiabilité. Les critères d’image de marque, de design ou de technologies passent au second plan. Les automobilistes rationalisent leur choix, mais ne sont toutefois pas hostiles face au durcissement de la réglementation.
Ainsi, 61 % des Européens (56% des Français interrogés) se montrent favorables à l’interdiction de la vente de véhicules à moteur à combustion en 2035 en Europe. Mais ce renoncement ne doit pas s’imposer à n’importe quel prix. Pour beaucoup, la transition énergétique passera d’abord par l’achat d’une voiture d’occasion plutôt que neuve.

Les ventes de VE d’occasion en nette hausse
Depuis quelques années, l’offre de VE d’occasion augmente sur les plateformes de vente comme Aramisauto. Les transactions suivent cette tendance : + 195 % d’augmentation en à peine 4 ans. En 2023, seulement 4% des occasions vendues par ce site leader en France étaient électriques, elles représentent 12% à mi-2026. Toutes motorisations confondues, le prix moyen des voitures d’occasion les plus demandées est de 20 180 €.

Le reconditionnement, nouveau label de confiance
Dans ce contexte, les automobilistes se tournent vers les modèles reconditionnés. Il s’agit de voitures d’occasion qui ont suivi un parcours d’expertise et 200 points de contrôle en atelier (170 points de contrôle pour un VE) avant d’être remises sur le marché, souvent avec un an de garantie. Signe positif, seulement 2 à 3% des modèles sélectionnés en amont échouent à ces vérifications techniques et sortent du marché. Actuellement, 12 % des voitures reconditionnées sont électriques, avec une attention particulière portée sur l’état de santé de la batterie (SoH, State of Health) qui représente le tiers de la valeur du modèle. « Les automobilistes veulent continuer de se déplacer avec plus de visibilité sur le prix, l’état du véhicule, le financement et l’entretien. C’est précisément ce que l’occasion reconditionnée doit permettre : rendre l’achat automobile plus clair, plus fiable et plus accessible, » explique Romain Boscher, le directeur général d’Aramisauto. Cette solution de reconditionnement monte en puissance. Les trois quarts des conducteurs la connaissent, intéressés par l’écart de prix significatif : un véhicule reconditionné coûte 40 % moins cher qu’un modèle neuf, âgé d’un an.












