L’accès à la mobilité électrique se facilite en France avec un renforcement inédit des primes des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Depuis le 13 février 2026, en partenariat avec EDF, le groupe offre jusqu’à 6 890 € d’aides pour l’achat ou la location longue durée de véhicules 100 % électriques de ses marques (Volkswagen, Audi, CUPRA, Škoda et VW Utilitaires). Cette offensive intervient dans un contexte marqué par la suppression du bonus écologique en juillet 2025 et son remplacement par un système fondé sur les CEE.

Un dispositif renforcé pour les particuliers
Volkswagen Group France a annoncé le 13 février 2025 que les aides liées au dispositif CEE sont désormais augmentées. En effet, le montant des primes pour les particuliers est porté à un maximum de 6 890 € pour les ménages aux revenus les plus faibles, soit 1 290 € de plus qu’en 2025, rien que ça.
Les nouveaux paliers s’établissent désormais comme suit :
- 3 450 € pour les revenus supérieurs à 26 300 € de revenu fiscal de référence (RFR) par part
- 4 600 € pour les revenus modestes (RFR entre 16 301 et 26 300 € par part)
- 6 890 € pour les ménages précaires (RFR inférieur ou égal à 16 300 € par part)
Ces aides sont automatiquement appliquées au moment de l’achat ou de la location, sans démarche administrative supplémentaire pour le client chez les concessionnaires du réseau VW Group France. Cette simplification permet donc aux Français de se procurer un VE plus facilement, puisque les lourdeurs bureaucratiques sont régulièrement reprochées lors de l’accès à ces aides publiques.

Des critères d’éligibilité stricts mais cohérents
Pour bénéficier de ces primes CEE renforcées, les véhicules doivent répondre à plusieurs critères :
- Éco-score supérieur ou égal à 60/100 : cet indicateur environnemental mesure l’impact CO₂ de la production et de l’utilisation du véhicule
- Prix catalogue inférieur à 47 000 € TTC (hors options)
- Poids inférieur ou égal à 2,4 tonnes
- Conformité au Coup de Pouce standard ou à la sur-bonification européenne : cette dernière valorise les véhicules dont la production et les cellules de batterie sont fabriquées dans l’Espace Économique Européen
La sur-bonification européenne constitue un élément central du dispositif. Elle permet de valoriser les véhicules assemblés en Europe avec des batteries européennes, comme les Volkswagen ID.3 et ID.4, l’Audi Q4 e-tron ou le Škoda Enyaq, produits à Zwickau ou Emden et équipés de cellules fabriquées à Sagunto ou Brunswick.

Un impact immédiat sur les prix réels
L’effet de ce renforcement des aides est immédiat et perceptible sur le prix effectif des véhicules électriques. Quelques exemples concrets :

Un ménage précaire peut ainsi réduire de plus de 15 % le prix d’un véhicule électrique populaire, un gain particulièrement significatif dans un contexte où les aides publiques directes ont été revues à la baisse.
Outre les aides pour les particuliers, le nouveau dispositif CEE renforcé propose également des montants attractifs pour les entreprises et collectivités :
- Véhicules particuliers (entreprises) : jusqu’à 575 €
- Véhicules utilitaires légers (flottes de plus de 100 véhicules) : jusqu’à 4 890 €
Une réponse stratégique à la fin du bonus écologique
Le renforcement des primes CEE intervient dans un paysage d’aides en pleine transformation. En juillet 2025, le bonus écologique historique a été supprimé en France, remplacé par un système de primes lié aux certificats d’économies d’énergie gérés par les fournisseurs d’énergie comme EDF.

Depuis lors, les aides à l’achat d’un véhicule électrique dépendent fortement du prix des certificats CEE, ainsi que de l’éco-score et de l’origine européenne des composants. Cette transformation a été présentée par le gouvernement français comme une solution durable pour maintenir un soutien aux véhicules électriques tout en maîtrisant les dépenses publiques.
Conclusion
En renforçant massivement les primes CEE avec EDF, Volkswagen Group France joue un rôle stratégique dans la transformation de l’écosystème des aides à la mobilité électrique en France. Ce dispositif apparaît comme une réponse à la suppression du bonus écologique, tout en valorisant la production industrielle européenne et en facilitant l’accessibilité financière des véhicules électriques pour les ménages, les entreprises et les collectivités. Une stratégie qui pourrait servir de modèle à d’autres constructeurs dans les mois à venir.














