À l’occasion de la Paris Classic Car Week, la ville lumière se transforme en un musée vivant de l’automobile, où se croisent carrosseries d’époque, moteurs mythiques et histoires de légendes. Pendant plusieurs jours, à travers expositions, ventes aux enchères et dirigé par le cœur du programme constitué par le salon Rétromobile à Paris Expo Porte de Versailles, collectionneurs, passionnés et curieux célèbrent ce que l’automobile a produit de plus iconique et intemporel.
C’est précisément dans cet esprit qu’Artcurial Motorcars, maison de ventes aux enchères de renom spécialisée dans les voitures de collection, youngtimers, motos et objets automobiles d’exception, a investi, cette année encore, l’un des lieux les plus emblématiques du luxe parisien : The Peninsula Paris.

Automobile Legends : l’automobile comme œuvre d’art
Cet événement, Automobile Legends, organisé par Artcurial au prestigieux palace “The Peninsula Paris”, n’est pas qu’une simple vente aux enchères. L’événement est en effet pensé comme une exposition immersive, où une soixantaine de véhicules d’exception sont installés dans le Garage Privé du palace, transformé pour l’occasion en galerie automobile.

Parmi les véhicules exposés, on retrouve plusieurs automobiles d’exception, comme une Mercedes-Benz 300 SL “Gullwing”, une Jaguar Type E et différents modèles sportifs emblématiques. La pièce maîtresse reste la mythique Ferrari F92A pilotée par Jean Alesi en 1992 lors du championnat du monde de Formule 1. Lors de cette saison, il était monté deux fois sur le podium, des résultats qui ont permis au Français de recevoir en cadeau, de la part de la Scuderia, cette monoplace. Et pourtant, au milieu de ces icônes du passé, un objet détonne.

Le Cybertruck s’invite parmi les légendes
Dans le catalogue de la vente Automobile Legends, un véhicule attire immédiatement le regard, autant qu’il interroge : un Tesla Cybertruck CyberBeast Limited Edition “Foundation Series”, millésime 2024.
Ce véhicule est l’exact opposé de ce que l’on attend habituellement ici. Là où les voitures classiques célèbrent des courbes et une mécanique thermique historique, le pick-up de Tesla revendique des lignes brutes, presque industrielles, mais surtout une motorisation 100 % électrique ultra-vitaminée. Là où les modèles exposés racontent souvent un passé glorieux, le Cybertruck parle exclusivement du futur et pourtant, c’est précisément ce contraste qui fait sens.

Dans sa version CyberBeast, le Cybertruck représente le sommet de la proposition Tesla : une architecture électrique tri-moteur, une puissance hors normes pour un véhicule de ce gabarit, des performances dignes de certaines supercars (0-100 km/h en 2,7 s). Ce qui le rend unique ? C’est l’un des 400 exemplaires “Foundation Series”, introuvable en Europe et vendu sans réserve chez Artcurial. C’est une véritable pièce de collection futuriste pour les visionnaires.

Un signal fort pour l’électromobilité
Voir un Cybertruck mis aux enchères aux côtés de Ferrari, Jaguar ou Mercedes historiques, dans le cadre d’un événement dédié aux légendes automobiles, en dit long sur l’évolution du regard porté sur l’électromobilité.
Pendant longtemps, les véhicules électriques ont été perçus comme des solutions rationnelles, dénuées de passion et rarement désirables aux yeux des collectionneurs. La présence du Cybertruck à la Paris Classic Car Week vient bousculer cette vision.
L’électromobilité, à travers cette Tesla, devient un marqueur d’époque, un objet de collection potentiel. Le Cybertruck n’est pas encore une légende au sens classique du terme, mais il est déjà un symbole culturel, ce qui, historiquement, forge les icônes automobiles.

Artcurial envoie un message clair : l’histoire de l’automobile et la passion qu’elle suscite ne s’est pas arrêtée aux moteurs thermiques. Elle continue de s’écrire, désormais, à l’électricité.














